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Newex : de besoin personnel à entreprise

Mis à jour : 11 déc 2019

Fanny-Maude Théberge n’avait jamais envisagé avoir sa propre entreprise. C’est un besoin personnel qui l’a entraînée, elle et son conjoint Steve Leduc, dans l’aventure Newex.


Un peu d’histoire

Originaire de l’Abitibi, Fanny-Maude s’installe en Outaouais pour étudier à la technique policière. Elle se rend compte assez rapidement que cela ne sera pas sa future carrière, elle se juge trop sensible pour ce type d’emploi. Au même moment, elle fait la rencontre de Steve, son futur conjoint et partenaire d’affaires. Son parcours académique se réoriente par la suite vers l’administration et l’amène à occuper un poste de conseillère en finances à la Banque Nationale avant de devenir directrice.


Steve Leduc et Fanny-Maude Théberge

Rien ne prédestinait Fanny-Maude à l’entrepreneuriat. C’est son conjoint qui a toujours eu une fibre entrepreneuriale. Steve souhaitait depuis longtemps posséder une entreprise. Toutefois, se lancer en affaires sans avoir de besoins réels à combler sur le marché, est très risqué. Ils mettent donc de côté l’entrepreneuriat pour se concentrer sur l’un des événements les plus marquants de leur vie : l’accouchement de Fanny-Maude.


Le point décisif

Le retour à l’entrainement n’est pas facile pour Fanny-Maude. La nouvelle maman doit désormais vivre avec des fuites urinaires. Dès qu’elle fait un saut, de la course ou des squats, des fuites s’invitent dans son activité physique. Fanny-Maude a essayé tous les produits offerts sur le marché. Que ce soit l’irritation, l’inconfort ou la non-absorption, aucun produit ne répondait parfaitement à son besoin. C’est alors que Steve propose de fabriquer un produit adapté à sa douce.


Au début, le couple est un peu perdu, faute de savoir par où commencer. Les deux n’ont aucune connaissance dans le domaine du textile. De plus, Fanny-Maude et Steve ignorent s’il y a un marché pour leur produit. Leurs recherches leur permettent de découvrir qu’une femme sur trois vit avec un problème de fuites urinaires. Le besoin est alors confirmé et leur projet peut débuter.


La recherche et développement

Pendant plus de deux ans, ils collaborent avec un centre de recherche et d’innovation en habillement pour développer le produit parfait qui se distinguera et qui comblera les attentes. Avec l’aide d’ingénieurs et de prototypeurs, ils créent une culotte qui répond à deux principaux défis du marché : l’absorption et le mouvement. Après plusieurs tests, ils réussissent à créer un vêtement technique haut de gamme doté d’une technologie de brevet en instance. De plus, la culotte est fabriquée au Québec. C’était un point très important pour Fanny-Maude!


Relever le défi

Le plus gros défi de Newex est la liquidité. Lorsque l’entreprise a démarré, les fournisseurs n’étaient pas encore familiers avec celle-ci et les liquidités étaient limitées. Les propriétaires de Newex devaient donc commander de petites quantités de textiles, ce qui les empêchait de faire affaires avec les plus grandes manufactures du Québec qui exigent un nombre minimal d’unités. La croissance de l’entreprise a été très rapide et Fanny-Maude et Steve ne possédaient pas l’inventaire nécessaire pour répondre à la demande. Ils ont donc perdu des ventes et, du même coup, des revenus. Heureusement, aujourd’hui, ils peuvent compter sur un partenaire financier et les liquidités sont disponibles pour le fond de roulement. Maintenant, leur défi est de trouver une manière de réduire les coûts de production, car, malgré les avantages d’une production québécoise, ils restent plus élevés.


Vers l’avenir

Les copropriétaires de Newex souhaitent surtout élargir leur gamme de sous-vêtements. Le plus grand marché de Newex est actuellement aux États-Unis et dans l’Ouest canadien, mais Fanny-Maude souhaite l’étendre à l’international. Comme il n’y a pas eu beaucoup d’évolution ou de progrès quant aux produits offerts sur le marché pour les fuites urinaires et les menstruations, elle souhaite également poursuivre la recherche et développement afin de trouver de nouvelles technologies absorbantes toujours plus performantes.


Les conseils de Fanny-Maude

Son premier conseil est de ne pas avoir peur d’essayer, car l’aide est partout! En Outaouais, il y a une belle culture d’aide. Ensuite, c’est d’être dans l’action; il faut foncer, s’entourer des bonnes personnes et se faire confiance. Troisièmement, ne pas se laisser impressionner et suivre son instinct. Finalement, il faut apprendre de ses erreurs.


Pour découvrir leurs différents produits, visitez newex.ca ou suivez Fanny-Maude et Steve sur les médias sociaux:

Facebook: @NEWEXinc

Instagram: @newexinc


Article fait dans le cadre du Fonds d’appui au rayonnement des régions (FARR).